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Poissons élevés dans une STEP ?


J’ai lu récemment un article qui me fascine. Il s’agit d’un projet pilot d’élevage des poissons dans une STEP saint-galloise. Voici un résumé qui commence avec un peu d’histoire. En 2016 la Loi pour la protection de l’eau a changé, obligeant les STEPs – dans les vingt ans - à ajouter une quatrième étape au filtrage, étape qui a un coût et qui pousse les petites communes à la réflexion, investir ou se joindre à une STEP plus grande et plus performante. Cette étape élimine les micropolluants, comme les substances hormonales propres aux médicaments et cosmétiques et laisse l’eau si propre que les poissons peuvent y vivre.

Partant, Boris Pasini, ingénieur en environnement et pêcheur passionné, et Christoph Egli, directeur du syndicat d’épuration Altenrhein (Abwasserverband Altenrhein AVA) ont pensé à une synergie entre STEPS et pêcheurs/éleveurs piscicoles. Le projet unique en Suisse est développé dans la STEP d’Altenrhein, la plus grande du canton de Saint-Gall, et est mené par la Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) - dont le directeur est Boris Pasini - en collaboration avec l’AVA. Le projet est soutenu financièrement par Innosuisse, agence fédérale de promotion.

L’espoir est que les communes intéressées puissent réduire les coûts de la quatrième étape en adoptant cette synergie, que cette manière de ménager l’eau soit plus durable, qu’une activité complémentaire puisse se développer et que les poissons continuent à bien prospérer.

Les premiers essais ont réussi avec les féras, les carpes, et les perches. Les lottes et les ombles chevaliers font partie des prochains. Dans une dégustation à l’aveugle les experts n’ont ressenti aucune différence gustative entre les féras sauvages et les féras élevées dans l’AVA. Dans une toute autre perspective, celle de la consommatrice, du consommateur, existe-il un désir et une volonté de manger les poissons élevés dans une STEP ? La question reste ouverte.

Même s’il me semble que c’est toujours un paradigme de la dominance humaine envers d’autres espèces et les éléments, c’est-à-dire que les êtres humains « utilisent », « exploitent » les poissons et l’eau, je me demande si un tel projet serait possible et souhaitable ici à Yvonand. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Article original : « Frisch aus dem Abwasser », Patrick Imhasly, NZZ am Sonntag, le 19 janvier 2020, p. 51




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